LA PAZ REMET À FLOT LE PORTUGAL

Née de la passion pour les voyages, les vêtements et l’artisanat en provenance des quatre coins du monde, LAPAZ est certainement la marque portugaise la plus intéressante du moment. En s’inspirant de la longue tradition maritime du pays, cette toute jeune griffe puisse dans le style vestimentaire des pêcheurs et des marins locaux pour en extraire sa substantifique moelle. LaNicheDuRenard avait rencontré il y a quelques mois les créateurs (ici) et profite donc de l’occasion pour vous en parler plus longuement.

C’est en 2003 que vient à André Bastos Teixeira l’idée de mettre sur pied une activité qui reprend deux de ses grandes passions : les vêtements et l’anthropologie. Le projet se concrétise en 2006 avec la création du Studio La Paz Mercant, puis avec la création de tee-shirts à l’aide de gravures issues de la culture amazonienne et tibétaine, tout en restant connecté avec les organisations humanitaires. À cette époque, la touche éthique est très présente et le choix de l’origine des produit très importante. Finalement, une rencontre opportune avec José Miguel Abreu scellera le concept, et aboutira à une première collection complète, en nom propre présentée au salon de mode Homme de New York en début d’année 2012.

Véritable faire-valoir de l’héritage portugais, la ligne de vêtements pour cette saison hivernale 12/13 se veut chic tout en restant dans une gamme de prix abordables. On y trouve des pièces avec une touche classique, sans prétention, mais présentant une grande attention du détail et des matériaux de qualité.

« La chose la plus importante c’est la qualité et l’authenticité du processus ». On ressent une forte présence des techniques traditionnelles et de la collaboration avec les artisans locaux dans l’utilisation de tissus comme la laine, dans la fabrication des chaussures et de la broderie. Les coupes sont droites et les couleurs globalement neutres.

Prises par FILIPA ALVES , il se dégage des photos du lookbook un climat de plénitude et de respect qui illustre parfaitement l’aspect ancestral et indémodable des vêtements de la collection. Le choix de modèles d’un âge mûr renforce l’image d’une mode faite pour résister aux intempéries et durer dans le temps. Un bel objet gagne toujours à vieillir !

Pour surfer sur la tendance Cousteau (oui elle existe, les hipsters sont de grands amateurs de l’iconique bonnet rouge du capitaine), LaNicheDuRenard vous conseille le tee-shirt à ancre blanche pour explorer de nouveau territoires urbains.

Nous sommes certains que LAPAZ part avec de sérieux atouts à la conquête du milieu de la mode, et nous espérons qu’elle saura garder ses codes et son authenticité. Pour info, la future collection estivale réserve de très belles pièces, mais nous en reparlerons en temps voulu…

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LA FRAICHEUR NORDIQUE PAR HAN KJOBENHAVN

La contrée nordique est un habitat naturel que LaNicheDuRenard affectionne beaucoup pour aller y chasser son lot de nouveautés rares et de curiosités. HAN KJOBENHAVN fait partie de cette catégorie : en combinant l’esthétique danoise traditionnelle avec celle plus turbulente de l’univers des ouvriers danois, la marque aboutit à un caractère marqué qui se reflète dans l’intemporalité des produits.

L’aventure débute en 2008 autour de la fabrication de montures qui glisse progressivement vers une collection de vêtements, tout en gardant un œil attentif sur sa ligne de lunettes. Si le nom de HAN fait désormais partie du paysage au Danemark, elle reste encore confidentielle, à l’extérieur des frontières.

Inspirés à la base par la culture japonaise du travail et celle américaine des années 50, les créateurs élargissent  leurs références au fil des années pour concevoir des pièces plus originales et personnelles.

La collection Automne-Hiver 12/13, bien ancrée dans l’air du temps, fait preuve d’une cohérence exemplaire et rend hommage à ses prédécesseurs. Les vêtements sont agréables et d’une grande qualité. Une attention particulière est accordée à la fonctionnalité ainsi qu’aux détails.

Thème récurrent ; la couleur bleue est déclinée sous toutes ses formes et s’allie au blanc et aux teintes kaki.

La chemise Army, basée sur une coupe des années 50 de l’armée américaine, utilise un tissu de coton moucheté luxueux, ajoutant une touche de douceur au vêtement.

La veste Marine rayée est quand à elle fabriquée avec un coton sergé lourd, auquel s’ajoutent deux poches plaquées, ainsi que deux autres poches poitrine avec fermeture par boutons et un onglet en cuir au nom de la marque.

LaNicheDuRenard aime le sweat col rond bicolore bleu marine et bleu clair chiné. HAN se démarque par l’attention portée aux détails, que l’on retrouve sur les revers au niveau des manches et du col, ou encore sur le choix d’un jersey de coton premium.

Pour compléter la silhouette, LNDR vous conseille les lunettes de soleil Army Tortoise, inspirées des modèles classiques de chez MOSCOT, PERSOL, ou encore RAY BAN, dotés de verres de qualité Carl Zeiss et avec des formes toutes en rondeur.

C’est avec une vidéo des plus inattendue que s’est faite la promotion de cette collection. Casper Balslev (connu pour ses clips de Marina & The Diamonds) est derrière la caméra et impose son style photographique distinctif, n’hésitant pas à faire tenir le rôle à des sans-abris castés dans les rues de Copenhague pour nous plonger dans l’enfer d’une soirée.

Quel plaisir que de voir une marque aller jusqu’au bout de ses idées. Et il est d’autant plus intéressant de remarquer l’absence de packshots et autres focus sur la marque. L’accent est mis sur l’aspect et la convivialité, laissant au spectateur l’envie de faire partie de l’univers.

Pour info, une grosse partie de la collection est disponible sur le site de vente en ligne END CLOTHING.

L’HIVER 2012 /13 PAR COMMUNE DE PARIS

Avec un nom aussi évocateur que «COMMUNE DE PARIS, 1871», on est en droit de s’attendre à une ligne de vêtements solide et forte en personnalité. La marque, née de la rencontre de trois parisiens, se fonde autour de l’idée de fusionner différentes compétences pour aboutir à une mode simple et bien faite, sans artifices et privilégiant l‘artisanat traditionnel.

Toute une thématique autour de cette période sanglante de l’histoire de la République Française s’est développée au fil des saisons avec des titres de collections comme « Avis à la population », « Sans jury ni récompense! »  Ou encore, pour la toute dernière, « Histoire d’un conciliabule ».

Pour sa collection Automne-Hiver 2012, le label parisien mise sur des coupes sobres mais qui mettent en jeux des matières nobles comme du tweed, de la laine d’agneau, de la laine mérinos ou du cuir d’agneau. Coupées prés du corps, les pièces associent des tons neutres à dominante bleu et kaki pour évoquer un style workwear classique à la silhouette profilée.

La ligne, composée d’une large gamme de pièces allant du tee-shirt au manteau en passant par le cardigan, respire la confection traditionnelle avec des boutons et empiècements en cuir, des écussons brodés sur feutrine (sur le Blouson Gari), un col long avec boutons cachés et tissage italien (sur la chemise Pindy), des poignets de manchette…

LaNicheDuRenard aime le cardigan blanc cassé Hôtel de Ville en gros fil (jauge 3) entièrement en laine mérinos. Les boutons type Brandebourg en bois et l’attache en cuir fournissant d’autant plus de maturité à la pièce.

Pour cette saison, une place de choix est faite à la maroquinerie estampillée CDP. De la trousse 24 Mars  associant cuir et canvas au sac à ordinateur 26 Mars (on reste toujours sur le concept des dates qui ont marqué l’histoire de la nation!) en cuir bicolore, les formats proposés s’adaptent au différents usages que l’on peux en faire au quotidien.

LaNicheDuRenard aime la sacoche 27 mars proposée en deux coloris (cuir marron et gris ou canvas et cuir gris) avec une poche zippée à l’intérieur et doublure bleue.

Pour ceux qui seraient passé a travers, nous parlions déjà de CDP dans un précédent article : ici

INVESTIGATION AU SALON (CAPSULE) PARIS

C’est dans une toute nouvelle localisation, en bord de Seine à la Cité de la Mode et du Design, que s’est déroulé il y a deux semaines le salon CAPSULE. Une fois de plus, les exposants présents pour cette édition nous ont dévoilé les lignes directrices qui feront la saison SS/13.

Carrefour des tendances, l’événement catalyse l’énergie des jeunes marques fraichement établies en les positionnant à coté de celles déjà installées dans le paysage du prêt-à-porter, à l’intersection entre les influences streetwear et la culture héritage. Parmis les thèmes récurrents que l’on retrouve dans bon nombre des collections, la recherche du détail et des finitions tiennent le haut du pavé.

 

Les couleurs vives sont présentes sur une grosse majorité des stands et se retrouvent sur les pièces de chez les hollandais de ONTOUR, marque qui assume à fond son environnement ‘green culture’ et qui nous le prouve en distribuant des graines de citrouille.

L’esprit workwear, lui, est magnifiquement personnifié par les parisiens de BLEU DE PANAME. Et c’est une collaboration avec MOLESKINE, résultat d’un travail sur le thème de la toile denim, qui est mise en avant sur les lieux transformés pour l’occasion en camp militaire aux couleurs de la marque au logo à la faucille croisée.

LONDON UNDERCOVER intègre l’imprimé camo à ses parapluies, cassant ainsi avec l’image utilitaire traditionnelle accordée à l’objet. La qualité de fabrication est de mise, avec des manches en bois dont certains modèles sont gravés des têtes d’animaux comme dans la plus pure tradition ‘countryside’ anglaise.

On ressent comme une sensation de dépaysement à la vue d’un des créateurs de MONITALY avec sa tenue de travail en cuir. La chemise à manches courtes se pare d’imprimés tribaux africains et motifs végétaux pour la marque installée à Hermosa Beach en Californie.

Situés sur l’autre côte du continent américain, à l’épicentre des tendances, les new-yorkais de SHIPLEY & HALMOS, dans un style épuré, revisitent le vestiaire américain en se distinguant par le choix des matériaux et la qualité du résultat.

Comment ne pas parler de la tendance néon après avoir vu les motifs qui ornent la gamme de sweats et tee-shirts de la marque KITSUNE TEE.

Niveau chaussures, la firme italienne DIEMME nous propose des modèles souples et très raffinés pour l’été, version allégée de leur modèle phare optimisé pour les chutes de neige.

En parallèle, ce sont les jeunes mexicains de chez MISC qui exposent pour la toute première fois leur collection de chaussures. L’héritage culturel de leur pays se ressent avec l’utilisation du motif aztèque ou encore d’une gomme spéciale qui rentre dans la composition de la semelle, pour une paire de sneakers plus légères, plus estivales.

Dans une approche semblable, une autre nouvelle marque qui a tout d’une grande, menée avec conviction par les italiens Alon Siman Tov et Max Bosio : YOUFOOTWEAR.

Et on termine par le très attirant stand MIANSAÏ, marque d’accessoires d’inspiration marines dont nous parlions déjà dans un précédent article.

Crédit photos : Benjamin Guetta & LNDR

ÉTÉ 2012 : LES BROGUES C’EST BIEN, LES BUCKS C’EST MIEUX !

Pour un été chic en ville quoi de plus agréable que d’être bien chaussé ? Vous sirotez en terrasse une bière fraiche ou une menthe à l’eau, chemise ultra légère en popeline de qualité, chino retroussé à peine plus haut que la cheville, c’est vos chaussures portées nus pieds qui ferons toute la différence. Sur ce sujet qui divise, LaNicheDuRenard vous conseille pour un meilleur confort, le port de socquettes invisibles que vous trouverez chez TOPMAN (en suivant ce lien).

Vos précieuses brogues, qui firent fureur cet hiver restent une sérieuse option pour flaner au soleil, mais nous préférons cependant la bucks, qui par son style épuré, sans bouts fleuris ni fioritures, simplifiera au mieux votre silhouette de dandy estival.

LaNicheDuRenard vous offre un panaché haut de gamme de bucks et brogues, pour parcourir le bitume brulant avec une élégance entre le preppy et le vintage. Les américains de chez MARK MCNAIRY qui font de la bucks leur fer de lance depuis quelques temps déjà restent en haut de l’affiche dans ce domaine … C’est pourquoi l’essentiel de notre sélection se portera sur cette marque tendance.

Marre des bucks à semelle orange ? MARK MCNAIRY vous a entendu et propose cette paire à semelle bleue pour faire la différence. (à porter en toutes occasions !). 239€ chez Zalando.

La variante brogue existe aussi, toujours chez MARK MCNAIRY, avec semelle jaune pour plus d’impact. (effet ARTY garanti !). 269€ toujours chez Zalando.

On retrouve sur le Norse Store d’autres coloris pour les bucks MARK MCNAIRY qui valent vraiment le détour. 283€ pour le modèle STONE, et 256€ pour le modèle GREY.

TRICKER’S collabore avec NORSE PROJECTS et apporte à la marque streetwear une touche « chic britannique » à cette superbe paire de brogues à semelles plates. 418€ sur le Norse Store.

Simples et classiques, ces derbys CHURCH’S pourront se porter dans un style workwear, et nous ne saurions que trop vous conseiller de jeter un oeil sur le site de BLEU DE PANAME pour compléter votre look. 300€ chez Très Bien Shop.

LA RAYURE BASQUE, PAR LOREAK MENDIAN X ZAZPI

C’est une aventure qui débute en 1995 dans la zone portuaire de San Sebastián (station balnéaire du nord de l’Espagne située en pleine région Basque) avec la rencontre entre Xabi, créateur graphique, et Victor, pour le coté entrepreneurial. Ensemble, ils imaginent peu à peu leur propre univers : LOREAK MENDIAN. Les influences de la marque sont nombreuses et diverses : l’architecture (modernisme européen, Style International), l’art (Marcel Duchamp et le mouvement Dada, l’expressionnisme abstrait), la musique (Judee Sill, Miles Davis, les Beatles, Bad Brains) et le surf.

Pour cette collection capsule Été 2012 en collaboration avec ZAZPI (qui signifie « sept » en basque),  le look marin est mis à l’honneur. Cet aspect est à mettre en relation avec l’attraction magnétique qu’exerce la mer dans les régions littorales. Loreak Mendian revisite le workwear version espagnole tout en rendant un hommage au Mahòn, ce coton bleu ultra résistant qui habille les ouvriers, pêcheurs et autres agriculteurs depuis des siècles.

Si les finitions font modernes et les détails sont empreints de la culture street, sachez que le tissu trouve son origine en Chine, bien avant que les espagnols ne s’en inspirent …

Une ligne fluide avec une dizaine d’articles, comprenant à la fois des tenues légères, mais aussi des accessoires qui reprennent le jeu de couleurs bleu/blanc et les 7 rayures qui représentent les sept provinces basques.

 LaNicheDuRenard aime la housse de surf issue de cette collaboration. De quoi rester frais en se déplaçant, planche sur l’épaule !