COLTESSE, LA VIDEO TANÉE DANS LES REGLES DE L’ART

Avec un nom inspiré du dramaturge français du milieu du XXème Bernard-Marie Koltès, COLTESSE fait ses débuts littérairement artisanaux dans le secteur de la mode nationale. La marque vient tout juste de poster en ligne un teaser léché, mettant en lumière sa méthode de travail sur le cuir et les différentes étapes rentrant dans la fabrication de leurs accessoires. Ambiance matinale d’hiver, pièce boisée, outils traditionnels du sellier-bourrelier, chutes de cuir… un univers cossu qui colle à merveille à l’esprit de la jeune marque.

Nous avions rencontré le créateur, Florent Biard (au pur style surfeur australien, digne descendant du groupe de musique The Hanson), il y a quelques mois et découvert par la même occasion ses pièces de maroquinerie designées par Jules Cairon. À savoir des porte-cartes en cuir Baranil (au format carte de crédit), cousus main dans les ateliers parisiens et dont la spécificité réside dans la couleur du cuir dont la patine s’assombrit au fil du temps.

La collection comporte aussi une ligne de tee-shirts blanc traités anti-pilling pour un touché plus doux. Les visuels arty ultra recherchés sont le fruit de la synergie avec 5fruits , The Imaginers et Le Creative Sweatshop.

Mask par Le Creative Sweatshop

Happiness par The Imaginers

5fruits

Voila l’exemple type d’une marque que LaNicheDuRenard affectionne particulièrement et dont nous attendons avec hate les premiers visuels de la prochaine collection !

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L’HIVER 2012 /13 PAR COMMUNE DE PARIS

Avec un nom aussi évocateur que «COMMUNE DE PARIS, 1871», on est en droit de s’attendre à une ligne de vêtements solide et forte en personnalité. La marque, née de la rencontre de trois parisiens, se fonde autour de l’idée de fusionner différentes compétences pour aboutir à une mode simple et bien faite, sans artifices et privilégiant l‘artisanat traditionnel.

Toute une thématique autour de cette période sanglante de l’histoire de la République Française s’est développée au fil des saisons avec des titres de collections comme « Avis à la population », « Sans jury ni récompense! »  Ou encore, pour la toute dernière, « Histoire d’un conciliabule ».

Pour sa collection Automne-Hiver 2012, le label parisien mise sur des coupes sobres mais qui mettent en jeux des matières nobles comme du tweed, de la laine d’agneau, de la laine mérinos ou du cuir d’agneau. Coupées prés du corps, les pièces associent des tons neutres à dominante bleu et kaki pour évoquer un style workwear classique à la silhouette profilée.

La ligne, composée d’une large gamme de pièces allant du tee-shirt au manteau en passant par le cardigan, respire la confection traditionnelle avec des boutons et empiècements en cuir, des écussons brodés sur feutrine (sur le Blouson Gari), un col long avec boutons cachés et tissage italien (sur la chemise Pindy), des poignets de manchette…

LaNicheDuRenard aime le cardigan blanc cassé Hôtel de Ville en gros fil (jauge 3) entièrement en laine mérinos. Les boutons type Brandebourg en bois et l’attache en cuir fournissant d’autant plus de maturité à la pièce.

Pour cette saison, une place de choix est faite à la maroquinerie estampillée CDP. De la trousse 24 Mars  associant cuir et canvas au sac à ordinateur 26 Mars (on reste toujours sur le concept des dates qui ont marqué l’histoire de la nation!) en cuir bicolore, les formats proposés s’adaptent au différents usages que l’on peux en faire au quotidien.

LaNicheDuRenard aime la sacoche 27 mars proposée en deux coloris (cuir marron et gris ou canvas et cuir gris) avec une poche zippée à l’intérieur et doublure bleue.

Pour ceux qui seraient passé a travers, nous parlions déjà de CDP dans un précédent article : ici

INVESTIGATIONS AU SALON « MAN » PARIS

LaNicheDuRenard est allé roder ces derniers jours dans les majeurs salons mode parisiens qui ont eût lieu en parallèle de la Fashion Week SS/2013. Objectif de l’opération : vous dénicher les dernières tendances, les nouvelles marques, ainsi que quelques nouveautés avec comme ligne directrice de rester le plus pointu possible. Conserver l’état d’esprit qui nous est cher, pour privilégier les créateurs qui eux même se donnent comme objectif la bonne confection des vêtements, choix de belles matières, identité forte et amour de la création.

Nous ferons un article différent sur chaque salon (CAPSULE, MAN, TRANOÏ, WHO’S NEXT). Et pour commencer, nous avons choisi le salon coup de cœur de LNDR pour cette saison ; MAN ! Le plus intéressant selon nous, et le plus confidentiel, avec une marge de manœuvre photographique limitée sur la plupart des stands. Normal cela dit, puisqu’il s’agit de collections qui ne seront sur le marché qu’à partir de l’année prochaine.

Au niveau des imprimés, les influences marines sont toujours présentes chez le duo portugais composé par Andre Bastos Teixera et José Miguel Abreu, connu sous le nom LAPAZ. Ainsi que chez les français de MONT SAINT MICHEL. Tandis que le jacquard, dont on sentait l’essoufflement cette saison, ne sera définitivement plus de la partie l’an prochain.

Chez VANISHING ELEPHANT, nous retrouvons comme chaque saison de superbes chemises aux imprimés très esthétiques. Les desert boots en cuir seront encore présentes la saison prochaine, mais avec un traitement coloré dégradé sur le devant du pied, pour plus d’originalité. Des brogues bicolores, simples, fines et élégantes sont aussi du décors.

Chez P.A.M., l’esprit streetwear est très présent avec des vestes et chemises tie dye, des motifs pop art avec des bouteilles de cola et autres extravagances stylistiques qui pourraient faire penser à un vieux clip de Benny B.

Une collaboration inattendue se prépare entre les français de W.1910 (dont nous parlions déjà ici) et DC shoes. Collection que nous vous dévoilerons prochainement sur LaNicheDuRenard.

Belle découverte de pulls en maille et en lin par un Belge qui fait fabriquer en Écosse sous le nom de HOWLIN BY MORISSON. Créée en 2009 comme nouveau label de MORISSON (since 1981).

Côté accessoires, l’attention était portée sur les sacs fabriqués par l’espagnol Gonzalo Fonseca de chez STEVE MONO et on a pu aussi découvrir les petites pieces de maroquinerie de chez COLTESSE, nouveau domaine de prédilection de la marque qui a démarré sa ligne avec des tee-shirts et des chemises.


CUIRS ET TRADITIONS, PAR ASHDOWN WORKSHOP CO.

Après notre récent article sur Ally Capellino, nous retournons faire un tour sur le territoire anglais avec une marque venant de la région du Sussex : ASHDOWN WORKSHOP CO.

Et c’est un véritable Love at first sight de la rédaction pour ce jeune artisan indépendant qui prend son travail au sérieux. Un rapide coup d’œil à sa première gamme de produits a attiré notre attention, justifiée par de très bons arguments :

Tout d’abord, le mode de fabrication entièrement à la main sur tous les articles en cuir, chose qui est devenue très rare aujourd’hui. (et quasiment réservé qu’au secteur du luxe)

Puis une très grande attention apportée aux détails, autant sur la coupe que sur les coutures. L’entreprise familiale travaille le cuir avec des outils traditionnels (pas de pièces en plastique où de cutters Stanley dans les parages).

Atelier Ashdown s’est donné pour leitmotiv de créer une maroquinerie de qualité, propre, et avec une touche de modernité.

Cette première collection a été lancée il y a tout juste quelques mois et on y retrouve des portefeuilles de différents formats, étuis iPad, ceintures, et autres petits accessoires. Ashdown workshop ne compte cependant pas en rester là et prévoit de développer d’autres produits, y compris des accessoires qui lient l’amour de la marque pour la photographie avec des étuis et des sangles pour appareils photo, avec l’envie à terme de courtiser la clientèle avec sacoches et autre bagages.

N’hésitez pas à mettre la main à votre porte-monnaie pour un produit qui devrait vous durer de nombreuses années…