DRIES VAN NOTEN : DERBY CAMOUFLAGE

On commence à savoir que les belges touchent quelque peu en stylisme, DRIES VAN NOTEN ne déroge pas à la règle avec cette superbe paire de derbys. Fabriqués en Italie à partir de cuir Brun brillant de première qualité, on apprécie le surpiqué ton sur ton (noir) des quartiers supérieurs et la ligne fluide et élégante qui supportera pratiquement tous les looks. Lui donnant une touche rock infaillible, la semelle camouflage justifie à elle seule tout l’intérêt que l’on porte à ce soulier. dvn-shoe-black-cammosoul005

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Le site TrèsBienShop distribue ce soulier à un prix qui pourrait laisser sur le carreau bon nombre de jeunes apprentis rockers (!)

DÉCOUVERTE LNDR : ADIEV PARIS

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© adiev-paris

ADIEV (Adieu Paris) est une nouvelle marque qui vient bousculer la scène de la chaussure de luxe branchée. Le label propose des modèles bien pensés, fabriqués avec le plus grand soin et dans le respect de l’authenticité. Les souliers sont fabriqués au Portugal alors que les semelles en crêpe sont faites et assemblées en France.

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C’est ces semelles épaisses, largement inspirées de la creepers et que l’on retrouve sur tous les modèles de la marque, qui offrent une identité propre et reconnaissable au premier regard. Loafers et desert boots montées sur cette semelle caractéristique constituent le fer de lance d’une collection authentique, inspirée des chaussures de la classe populaire anglaise des années 70/80 (les grosses années durant lesquelles punks et teddy boys brillaient par leurs looks étudiés).

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_DSC4886LaNicheDuRenard est allé rencontrer les deux créateurs dans leur boutique située au tout début de la rue d’Aboukir : Benjamin Caron, qui crée sa première paire de brothel creepers faites main vers la fin 90 suite à un apprentissage de la botterie, et Isabelle Guédon, ancienne assistante personnelle d’Alber Elbaz chez Guy Laroche puis Yves Saint Laurent, et responsable actuelle du secteur design textile de l’école des Arts Déco de Paris. Le premier apportant la culture rock et le coté mauvais garçon, la seconde à qui l’on doit la touche romantique et Parisienne de la marque.

La collection été arbore quelques couleurs audacieuses qui feront certainement la différence sur les pavés à l’arrivée des beaux jours.

_DSC4884Un des points essentiels de l’entretien abordé par la créatrice porte sur l’intérêt de créer des modèles qui durent, et ne se démodent pas à chaque saison. On retrouve un peu dans son discours un état d’esprit anti-fashion à la Rei Kawakubo ou Yoshi Yamamoto lors de leur arrivée en France au début des années 80. On espère que cette initiative soit reprise par un large panel de créateurs.

_DSC4877Détaché des contraintes marketing qui brident trop souvent la création, le duo se fait vraiment plaisir et le public adhère. COLETTE et LE BON MARCHÉ à Paris ne s’y sont pas trompés et distribuent d’ailleurs la marque dans leurs boutiques.

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_DSC4894Le duo a personnellement aménagé la boutique en s’inspirant des jardins d’hiver, créant une atmosphère de cabinet de curiosités. Rien n’est laissé au hasard et chaque élément est étudié, telles les boiseries empruntées au cadre de la photo des fameuses creepers de Benjamin qui trône dans la boutique.

Crédits photo : © Nicolas Sautel

DE FURSAC : CULTE DE L’ÉLÉGANCE EN 2012

Créée en 1973, dans la Creuse et sous le nom Monsieur De Fursac, l’entreprise n’a cessé de se renouveler pour coller aux inspirations du moment, traversant les époques en habillant les dandys de la meilleure façon (Balzac en personne venait s’habiller dans la prestigieuse boutique du 112 rue de Richelieu dans le 2ème arrondissement de Paris).

En 2003 Monsieur De Fursac devient DE FURSAC, en 2010 la refonte du logo est réalisée avec brio par l’agence H5, et c’est véritablement en 2011 sous la direction artistique des campagnes de Franck Durand que DE FURSAC devient l’une des marques de prêt à porter les plus élégantes du paysage actuel.

Alors DE FURSAC en 2012 c’est quoi ?

Si la communication dans les magazines se fait principalement sur les costumes (et à juste titre puisqu’ils frisent la perfection), la maison propose un vestiaire complet avec des costumes évidemment, mais aussi des pulls, chemises, cravates et manteaux pour vous habiller de la tête aux pieds (il ne manque que les souliers). Les coupes sont justes, droites ou slim fit, on retrouve un style français emprunt aux années 50/60/70 avec parfois des inspirations anglaises, et les meilleurs tissus italiens. La maison habille l’homme de bureau, le dandy, l’élégant, simplement et avec respect du travail bien fait.

Les prix restent très abordables aux vues de la qualité et du cachet de la marque ; on comptera environs 700€ pour un costume, 135€ pour une chemise … (quand on voit les prix pratiqués par des enseignes comme THE KOOPLES le choix est vite fait…).

MAISON KITSUNÉ : FALL WINTER 2012 / 13

MAISON KITSUNÉ dévoile pour cet hiver un lookbook pour hipsters à vélo fortunés. La collection, clairement inspirée du club de cyclisme à l’ancienne, utilise le tweed anglais, les carreaux et les couleurs classiques de la parfaite panoplie du cycliste vintage. À savoir le rouge bourgogne, le bleu roi, le camel et le gris chiné. Tout comme chez NORSE PROJECTS la casquette est à la mode avec un modèle Parisien à greffer sur votre tête.

Les coupes sont toujours impeccables avec des blazers coupés droits, des pantalons étroits resserrés aux chevilles pour ne pas se déchirer dans le pédalier de votre pignon fixe, des chemises cintrées classiques ou à carreaux, et des renards (logotype du label) cousus sur les polos, chemises ou tee shirts.

L’esprit streetwear qui ressort de cette collection n’enlève rien au coté chic et luxueux de la marque qui conserve son savoir-faire en termes de finitions, et de la qualité supérieure apportée aux matières.

T SHIRT COLLECTOR PAR : COMMUNE DE PARIS X ASTIER DE VILLATTE X OPENING CEREMONY

On connait le goût des japonais pour tout se qui est estampillé made in France. Imaginez alors quand il s’agit de deux fleurons parisiens à la pointe des tendances dans leurs domaines respectifs, et que le fruit de leur association touche, tant au domaine du textile, qu’à celui de la déco. C’était il y a 2 ans et les deux enseignes en questions : COMMUNE DE PARIS et ASTIER DE VILLATTE.

Cette fois-ci c’est le shop OPENING CEREMONY JAPON qui entre en jeux (filiale de la marque New-Yorkaise de créateurs : Opening Ceremony). Le binôme français vient de leur concocter un nouveau modèle. Il s’agit du T-shirt Unisson, coupe droite ajustée, couleur bleu pétrole, qui contraste avec les couleurs vives de l’imprimé.

LaNicheDuRenard aime le visuel aux couleurs tricolores, qui semble tout droit sorti d’une sérigraphie révolutionnaire.

SALON TRANOÏ : GROS PLAN SUR 2 EXPOSANTS

Parmi les salons de mode qui gravitent autour de la Fashion-week parisienne de janvier, le TRANOÏ se distingue par son atmosphère intimiste et l’envergure internationale de ses créateurs.

LaNicheduRenard a repéré 2 marques qui ont de fortes chances d’impacter l’année 2012. Elles ont en commun la passion pour la philosophie de leur marque et l’exigence des produits qu’elles façonnent.

BB WASHED

Mythologie et gladiateurs. Ces deux univers sont à la base de l’inspiration de Bruno Bordese pour sa nouvelle collection chez BB WASHED. Une collection qui rentre désormais dans sa cinquième saison.

Matières détériorées, gros ceinturons ornés d’anneaux en métal de fusil de chasse qui se chevauchent, coupes sombres à l’instar des armures de guerriers, velours brillant noir et poussière de charbon, vous donnent un aperçu du travail de recherche en amont, ainsi que de la variété de la gamme proposée.

LaNicheDuRenard vous conseille le modèle B02 pour votre entrée dans l’arène des grandes villes.

EACHxOTHER

Cette nouvelle marque de mode rock androgyne propose une fusion entre les univers artistes, musiciens, poètes, cinéastes et créateurs de mode. Le résultat est une ligne de luxe unisexe rugueuse, avec un look classique, qui promeut l’idéal de l’identité commune.

Basé sur le principe des collaborations, chaque « x » se veut un point de rencontre entre différentes communautés d’artistes, composées de personnages tels que Robert Montgommery (dont LaNicheDuRenard vous recommande la série Billboard pieces sur son site), et le parisiano-parisien Thomas Lélu. La marque agit comme un label afin de permettre aux artistes de produire les articles de mode dont ils ont toujours rêvé.

Pour sa première collection EACHxOTHER lance une série limitée d’œuvres imprimées sur foulards de soie, trench-coats, denim et cuir …

La marque travaille avec des artisans choisis pour la qualité et l’engagement des produits qu’ils façonnent. Elle va donc les chercher en dehors des frontières hexagonales, à savoir: Porto pour les vestes et les chemises, Padoue pour des morceaux de cuir, les denims sont faits à Paris, les cachemires au Tibet

Tous les vêtements ont connu un traitement manuel spécial : lavage à la pierre naturelle, lessivage à la cendre de bois, burn-out… qui apportent un supplément rock à l’âme du vêtement.